J'ai réfléchi, et je pense que la façon la plus constructive de critiquer cette oeuvre, c'est de faire comme si je l'avais détestée. Soulever les points positifs ne sert jamais à faire progresser, ça fait juste plaisir... Alors, mettons les choses au clair dès le début : oui, L.E.D.B me plaît, je trouve cet univers extrêmement attachant, j'aime ces calembours filés et cette absurdité ambiante, et j'attends la suite avec impatience.
Je l'ai déjà dit à Mimiryudo, mais pas à Asmoth... Alors voilà, ne va pas t'imaginer des trucs Asmoth ! C'est un essai de critique
orientée, pour tenter d'extraire les moindres défauts insignifiants.
Maintenant, voilà donc ce que j'
aurais pu penser de pire de L.E.D.B. :
C'est nul à chier, j'ai détesté ! D'abord, on commence par une longue discussion ennuyante à mourir parsemée de petits calembours, mais qui reste un dialogue "technique". Tout juste si ils ne hurlent pas la description de chacun de leurs gestes... Les insultes ne pimentent pas ce pénible débat sur le moindre élément de la situation. Et puis cette façon de brailler tout en chuchotant finit par fatiguer.
Bref une entrée en matière répulsive, qui dans la forme n'est qu'une version légèrement enrichie en jeux de mots des plus mauvais clones de Naheulbeuk. Deux aventuriers qui s'engueulent au sujet de leur progression.
Ensuite, après avoir avancé de deux mètres non sans hurler sur un ton qui évoque plus une soirée entre potes que des évadés en situation de grand danger, on retourne, on ne sais pas trop pourquoi, à l'intérieur de la citadelle. On a deux informations diluées sur les trente secondes consacrées au passage de deux touristes mous à l'accent ridicule, puis on s'engueule, on nous noie de détails sur la localisation et la direction de nos deux héros... Rien d'intéressant.
On attend la suite en espérant que ça prenne un tour un peu plus audible qu'un GPS atteint de coprolalie, et nos espérances sont dépassées : en une seconde, ils sont repérés et les voisins décident d'écouter un ersatz de Carmina Burana avec le volume à fond. La course-poursuite n'empêche malheureusement pas notre duo de se hurler des injures à tour de rôle, sur un ton essoufflé d'une absence de crédibilité navrante. Ça s'arrête comme ça a commencé... Après quoi survient encore un incident, prétexte pour un nouveau florilège de répliques potaches. Un autre rebondissement brusque sans raison, prélude à un nouveau morceau de musique dramatico-lyrique, puis on retourne à la situation précédente... Laborieux !
Le tout se conclut sur un nouveau phénomène qui est sans doute sensé nous tenir en haleine : le héros n°2 est allé chercher le plan, et prétend être le prince des loups, où alors s'est fait remplacer subrepticement par le prince des loups, difficile à dire étant donné la variété des voix et la richesse des effets sonores.
Bref, c'est une succession saccadée d'évènements dont la mise en scène est éclipsée par un perpétuel ping-pong niveau maternelle entre deux héros que rien ne distingue. On a un vague aperçu d'un monde médiéval-fantastique poudre-aux-yeux avec plein de lieux sur l'originalité desquels l'auteur semble se reposer, oubliant de leur donner une quelconque consistance. Je n'écouterai pas la suite. Aucun intérêt.
Voilà, critique pour le moins vache, émanant de la partie de moi la plus mauvais-public. Tout ce que j'ai dit peut, je pense, parfaitement être ressenti à l'écoute de l'épisode. Je me suis moi-même un peu impatienté durant les longues engueulades, mais rien d'aussi intense que
ci-dessus

Disons que c'est très très très prometteur, ce qui fait qu'on en ressort en attendant plein de choses, mais qu'un épisode qui fait des promesses est forcément moins satisfaisant qu'un épisode qui tient des promesses
Je vous fais pleinement confiance pour la suite.