Killork a écrit :nan mais je suis d'accord que si ça sature rapidement, c'est que le gain est trop important, et donc en le baissant ça évite la saturation, mais il faut tout de même qu'il soit proche du 0dB quand même.
Aïe, aïe, aïe, rien n'est plus faux!
Les dB analogiques et numériques ne sont pas comparables. Si tu modules proche du zero, tu mets ton préampli dans le rouge vif.
Le zero dB VU (analo) d'un préampli est à environ -14 dB FS (numérique) de ton convertisseur. C'est toute la différence entre un vu-mètre et un crête-mètre (peakmeter). Voir
ici pour les détails.
En bref, ça veut dire que tu dois moduler au mieux à -14 dB FS pour donner de l'air à ton préampli. Un son bref peut pointer de temps en temps à -6 dB FS, ça peut se faire, mais moduler proche de zéro, ça met ton préampli à +14 dB VU. Il n'aura jamais autant de headroom (ou alors c'est pas le même budget), et de toute façon, il se portera mieux s'il est dans sa plage normale de travail.
Killork a écrit :La plupart des micros statiques (comme mon AT 2020 ) sont omnidirectionnels et captent la cible comme les alentours... C'est pour ça que ce genre de micro est utilisé en studio et par en live.
Faux encore, désolé. Ça n'a strictement rien à voir avec le fait d'être statique ou dynamique. D'ailleurs j'ai deux micros statiques, l'un est mixte omni/cardioïde, et l'autre est cardio seulement, ce qui rétablit tes statistiques. Le U87 propose les deux ( en plus de la figure de 8 ).
Les micros statiques sont surtout utilisés en studio justement parce que leur sensibilité est plus grande, et peu sont utilisés sur scène parce qu'ils ont besoin d'une bonne suspension à cause de cette sensibilité. Les micros
statiques de scène possèdent une suspension intégrée et une triple grille anti pop (et ils sont hors de prix).
Killork a écrit :Pour répondre a ta question Rowlan, la plupart des micros dynamiques comme le shure SM-58 sont cardioïdes.
Toujours pas bon. Evidemment les micros de scène sont souvent cardioïdes, mais certains sont parfois hyper-cardioïde (et donc captent aussi juste derrière la capsule, c'est pourquoi on ne place pas les retours de la même manière selon la directivité du micro). Mais il existe parfaitement des micros dynamiques omnis, par exemple le Sennheiser MD42.
L'avantage d'un micro omnidirectionnel étant de ne pas souffrir de l'effet de proximité (renforcement des graves quand la source est proche du micro), on va trouver des micros de reportage dynamiques
et omnidirectionnels.
Killork a écrit :L'avantage de la technique sur le côté est que déjà ça peut "abaisser" ton spectre, et autre avantage que j'ai trouvé, si tu n'utilises pas de filtre anti-pop, parler sur le côté du micro t'éviteras les plausives. Eh oui... le souffle des "Pheuuh" passera devant le micro et pas en plein dedans...

C'est vrai mais au détriment d'un détimbrage auquel il faut faire attention. De plus ça fait exactement la même chose que de s'éloigner : envoyer un son moins fort dans la capsule. Donc ça ne résoud pas la question de la reverbe.
Killork a écrit :Edit: Celebo, je suis à moitié d'accord avec toi... Un bon préampli génère un faible taux de bruit de fonds, c'est entièrement vrai si on a un préamp digne de ce nom. Seulement je continue de penser qu'il ne faut pas remonter le fader de sortie. Remonter le niveau de sortie est le rôle du compresseur. Certes il fait remonter autant le son que le bruit, mais après lorsqu'on passe sur l'expander, ça rabaisse le bruit vers le bas sans toucher à la dynamique du son. le signal est donc plus "fort" sans augmenter le volume de sortie. après on baisse pour adapter.
:smt017 Je suis perplexe, compresser pour repasser plus tard à l'expandeur, autant compresser moins, à mon humbre avis, mais pourquoi pas, si ça marche avec toi.
Ceci dit, je ne vois pas le besoin de se prendre la tête : la prise de son doit se faire autour de -14dB FS. Si la voix est chuchottée, on pousse le gain, si elle est hurlée, on l'abaisse de manière à moduler dans la zone de compromis entre faire saturer le préampli et perdre trop de définition en modulant trop bas (c'est pourquoi on préfère travailler en 24 bits en studio, ce qui donne une marge de travail très confortable, et permet souvent de se passer de compresseur à la prise de son.)
Ensuite, le reste se fait simplement au mixage.