Je n'ai pas rencontré de personne aussi passionnée du son et de ses manipulations, et ayant cette approche ludique depuis que je suis sortie de la fac. Ça me rendrait presque nostalgique. Parler en shlak! Dzing! shtook! n'avait rien de surprenant quand j'y étais.
En tout cas j'encourage tout le monde ici à visionner cette vidéo, parce que les faiseurs et les non-faiseurs peuvent passer un moment très intéressant.
Au delà même de l'aspect sonore et technique, la grande leçon à en tirer c'est souvent que les choses les plus intéressantes et originales naissent de démarches qui pourraient sembler déraisonnables même absurdes voire complètement folles.
Au sujet des Warp Markers, que j'ai découverts avec l'arrivée de l'audiosnap dans cakewalk sonar 6, je dirais que ce n'est pas une fonction indispensable, même s'il est vrai que couplée à un bon algorithme de stretch elle apparait rapide, séduisante et puissante. La plus part du temps un montage astucieux (qui demandera certes plus de temps) donnera selon moi un résultat supérieurs. J'ai testé plusieurs fois de recaler des lignes de basse ou de batterie avec audiosnap et j'ai été plus convaincu par un travail de coupe de l'enregistrement pour recaler certaines notes.
Maintenant dans certains cas, comme sur les travaux de Yann Coppier, son usage sera justifié par le résultat obtenu. En musique on veut parfois retoucher la synchro de deux voix qui chantent en harmonie. Sans stretch c'est quasi impossible.
Pour les utilisateurs de Reaper :
La fonction, il est vrai, n'existe pas tel que dans Sonar, ProTools ou Cubase. Mais, le strech est lui bien présent avec le choix des algos. Pour obtenir le même résultat, on ne placera pas un marker mais on fera une coupe avec la touche S (on désactivera le fondu auto pour ces coupes) puis on maintien ALT pour faire bouger les deux bords de coupe à la fois en stretchant.

Blast a écrit :J'aimerais bien savoir quelle bécane de course il a pour faire du time stretching aussi rapidement, sans parler des fonctionnalités qui font un peu baver. Mais bon, avec de l'huile de coude et un peu d'astuce, nul doute qu'on puisse faire l'équivalent sur des logiciels plus modestes
Le principal intérêt de ProToolsHD (et à mon humble avis l'un des seuls

) c'est qu'il fonctionne avec du matos physique dédié qui assure le DSP (le calcul du son en temps réel) à la place de l'ordinateur. En production, c'est déterminant, car on travail avec une latence quasi nulle et qu'on a le résultat temps réel sans artefacts sonores ou ralentissements. Le retour de bâton, c'est que le nombre de process utilisables dépend du nombre de cartes HD qu'on a acheté avec le protools. Si on en a pas assez, et que la session est très compliquée, le ProTools dit "non" un point c'est tout. Ce qui oblige à ce moment là à réduire d'une manière ou d'une autre le nombre d'effets de la session, ou d'acheter une carte HD de plus...