Que se passe-t-il aujourd'hui? Eh bien Dehell vous sert ici un récit assez court (6 pages pdf), partant avec ce point de départ:
Il y a des choses qui, de quelques manières que ce soit, ne trouvent pas d’explication. Le goût du fromage à raclette, par exemple, couplé à une pomme de terre enroulée d’une tranche de saucisson, c’est fichtrement bon. Sur ce point, je pense que personne ne devrait me contredire. Pourquoi, alors, pourquoi doit-on manger des raclettes uniquement en période de fêtes ? Pourquoi diable les raclettes ont généralement lieu soit en montagne, soit en Décembre ? Quels ont été les évènements parvenus sur Terre ou dans l’Univers qui font que lorsqu’une bouche sage propose une raclette, il y ait entre 80 et 97% de chances qu’on lui réponde « Oh, c’est pas vraiment le moment ». Il y aurait donc un point du continuum espace-temps, une fracture sur la ligne temporelle plus propice à la dégustation de raclettes. Comment le connaissons-nous ? Par convention ? Il y aurait eu, à un moment donné dans un temps lointain, des types en blouse blanche avec les cheveux ébouriffés et de grosses lunettes, résolvant de complexes équations dont le but était, à terme, de définir à quel moment la raclette est-elle plus profitable ? Ou sommes-nous naturellement conditionnés à n’apprécier pleinement ce met magnifique qu’est la raclette ? Avons-nous, profondément encré dans notre corps, une réticence à manger de la raclette hors de la période des fêtes, une sorte d’instinct de survie ? Si tel était le cas, il en découlerait une affirmation, paraissant au premier abord aussi stupide qu’effrayante : manger une raclette à n’importe quel moment peut avoir des effets non estimés, voire dangereux.
Le récit n'est pas encore achevé, loin de là, vous pourrez juste lire les 2 premiers chapitres. Je mettrais la suite en ligne... quand elle sera écrite!






















