Bon, alors je me permet de ré-up le sujet, parce que ça y est ! J'ai reçu les Cds de la Chambre Triste, je les ai écoutés (et ré-écoutés).
C'est donc simplement parmi les trois ou quatre fictions audio que je préfère (c'est-à-dire Reflets d'Acide, Ihokane et Amphibroisie) que je classe ce sublime (oui, il faut bien le dire) feuilleton. (Il se différencie un peu dans le fait de la qualité professionnelle du son.)
Alliant mélancolie, angoisse, réflexion, et poésie, il nous emmène dans une histoire transcendant le temps, et finalement même l'espace. Bourré de symboles, ainsi que de petites choses que l'on ne comprend qu'après l'avoir écouté en entier, la Chambre nous captive, tout autant que le héros. Elle nous capture pour ne nous lâcher finalement qu'après l'écoute. Mais même après l'écoute... sommes-nous toujours pareil ? Non, certainement pas. Car un pas à été franchi. Un point de non-retour. Le gouffre béant de la folie douce, virant sans crier gare, vous rendant psychotique à souhaits, s'ouvre à vous. Avons-nous peur ?...
La chambre, durant les deux heures d'écoutes, s'amuse à nous malmener, à malmener l'esprit du héros, lui faisant perdre tout, jusqu'au dernier point de repère. Jusqu'au dernier souvenir. Sublime et horrible, du chagrin, de la joie et un sentiment de se demander ce qu'on fait là nous emplit. Il nous remplit pour arriver au deux derniers épisodes. Minimalistes dans les textes, mais avec une atmosphère douce, légère, oppressante... Jusqu'au superbe final : une chanson... d'
Edith Piaf.
Qui sommes-nous ?... Folie pure ? douce ?
Je ne verrais jamais plus ma chambre de la même manière...
Merci à Yohann Bernard et Mathieu Delozier pour cette excellente fiction, ainsi qu'à la radio qui a accepté de me la donner.Bonne écoute à ceux qui auront la chance de le trouver.
"Ce qu'on croit être un meurtre est parfois un cadeau..."