Ah bin ça alors...
Y a vraiment du beau monde ici
@JBX :
Déjà, merci. Pour plusieurs choses :
- C'est toujours un vrai plaisir de te lire (ou de t'écouter).
- Tu as parfaitement cerné le truc. Ca sent le vécu à plein nez, de celui qu'on aimerait pouvoir évacuer avec un coup de Brise Touche Fraîche...
- Oui bien sûr, c'est motivant. Et la fébrilité que tu décris très bien, même après tout ce temps, impossible de passer à côté !
- Ta série est une référence, c'est plus qu'une saga, c'est une oeuvre littéraire. Et même encore maintenant, j'aime toujours.
Bon, on va arrêter de s'auto-congratuler, mais ça me fait un peu bizarre de recevoir de tels compliments de ta part alors que j'ai juste le privilège de l'antériorité.
D'une manière générale, je me rends compte qu'à force d'être toujours en retard sur tout, de fustiger les kikoos sur mon site, appuyé par un noyau dur de fans qui répètent à longueur d'année que j'ai une vie et que je n'ai pas que ça à faire quand même, hein, je passe pour un type over-surbooké. Il y a un peu de vrai là dedans, mais ça reste quand même vivable. Il m'arrive même de répondre à certains mails ! (Bon ok pas tous...

). Et puis, j'accepte bien cet état de fait. Je veux dire... Je ne veux pas non plus passer pour un type qui se plaint tout le temps qu'il n'a pas le temps, et qui ne doit *surtout jamais jamais* être dérangé dans ... l'oeuvre de sa vie

! Je crois que ma tête passe encore les portes, pour l'instant.
@ Ryuuku
knarf a écrit:
Non non non. Pas d'accord. Je vais te dire ce qui "part en couille" : c'est quand les gens entrent chez toi et viennent uriner dans ton salon. Avant, ça n'arrivait pas. Ce qui part en couille, c'est de considérer que c'est pas normal quand c'est pas à la hauteur ("la hauteur" étant elle même un truc pas bien défini), et de croire qu'on peut se permettre de cracher au visage des gens pour cette raison. Bin ouais, c'est tellement facile avec l'internet multimedia, le cyber-village, tout ça. Eh, ça vous rappelle rien ? C'est le moyen âge ! Le seul truc qui retient ces mecs là de me brûler, c'est la barrière électronique !
Tu as pas tort, mais on peu aussi retourner le problème dans un autre sens. A ouvrir son salon, avec Internet, faut pas non plus s'étonner si des boulets viennent tout foutre en l'air.
Et bin, justement. Il y a une étape que j'ai encore du mal à franchir dans ce raisonnement. C'est comme si on disait : "A mettre des minijupes, faut pas non plus s'étonner que des pervers violent des jeunes filles". J'ai du mal.

Après tout, elles l'ont bien cherché, non ?
Pour moi, quand on t'invite quelque part, tu t'essuies les pieds en entrant, tu fais attention à ne pas renverser ta bière sur la moquette et tu ne rotes pas devant la maîtresse de maison. Enfin, les règles de base de la bienséance, telles que décrites par Nadine de Rotschild, elle-même. Quoi ? C'est pas le bouquin que vous avez sur votre table de nuit ?
Alalalala...
Mais comme tu l'as précisé plus haut, on ne parle pas de la BD vendu en magasin, ou de ta saga vendu sous forme de CD Audio à la FNAC du coin. On parle d'une saga MP3 offerte librement sur le net, avec tout ce qui va avec de bien comme de moins bien.
Pas d'accord non plus, ta saga gratuite, les gens l'achètent. Même s'ils ne la paient pas avec de l'argent. Ils donnent bien quelque chose en retour, un mail, du bouche à oreille, un peu de satisfaction (même si elle n'est pas exprimée à l'auteur)... C'est ce qui tient les auteurs de mp3 en vie. Un auteur qui n'a jamais aucun retour sur ses créations ne tient pas très longtemps. Rien n'est jamais gratuit.
Dans mon cas, c'est encore plus biaisé, parce qu'au delà de la partie gratuite sur le net, il y a les BD. Pour le coup, on la prend en pleine figure, la critique du bouquin dans le magasin... Je suis agacé par la pensée qu'un commentaire négatif non argumenté puisse refouler quelqu'un à l'entrée rien que pour télécharger les épisodes gratuits. Alors les impacts que ça peut avoir sur la BD, n'en parlons pas ! Non pas que je souhaite m'enrichir en "profitant du filon", comme on me l'a si souvent dit. Mais il faut arrêter de se voiler la face : plus je vends des BD, et plus je suis content. Ca me rapproche de l'objectif ultime : travailler à 100% sur mes créations. Tout ce qui m'en éloigne est le mal incarné.
Il y a aussi la valeur que l'auteur donne à sa création, en termes d'effort et de fierté. Et confronter un avis pourri à des valeurs personnelles, c'est forcément un dialogue de sourds.
Bon, j'ai rien foutu, moi, du coup...