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Message Publié : Ven 06 Sep 2019, 00:03  −  Sujet du message : [2019] Ragtime Doggo, épisode 6 : Adieu mon Doggo [FIN]
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Sixième épisode. Hubert est sain et sauf... Contrairement à l'humanité du détective. Cette affaire saura-t-elle le sauver ? Vous le saurez en écoutant le dernier épisode de la saga de l'été qui fit palpiter vos palpitants.

La saga sur le site de la saga de l'été
L'épisode 6 :
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Message Publié : Ven 06 Sep 2019, 09:39  −  Sujet du message : Re: [2019] Ragtime Doggo, épisode 6 : Adieu mon Doggo [FIN]
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Ragtime Doggo, c'était bien. Merci pour ça :D

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Message Publié : Ven 06 Sep 2019, 21:30  −  Sujet du message : Re: [2019] Ragtime Doggo, épisode 6 : Adieu mon Doggo [FIN]
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Au poil (de chien) ! Je ferai un retour plus complet sur le topic officiel, mais ce fut très chouette de suivre cette grosse blague.mp3 avec entrain. ;)

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Message Publié : Sam 07 Sep 2019, 11:09  −  Sujet du message : Re: [2019] Ragtime Doggo, épisode 6 : Adieu mon Doggo [FIN]
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/!\ Je ne prends PAS les textes en cours d'écriture, finissez votre scénario AVANT, merci /!\


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Message Publié : Sam 07 Sep 2019, 12:41  −  Sujet du message : Re: [2019] Ragtime Doggo, épisode 6 : Adieu mon Doggo [FIN]
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@Isthun : Espèce de fanboy

@Mity : blague.mp3 est la meilleure définition de cette saga. Merci d'avoir trouvé un aussi bon terme.

@SilverCherry : Hihihihihi merci :D

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Message Publié : Dim 08 Sep 2019, 14:51  −  Sujet du message : Re: [2019] Ragtime Doggo, épisode 6 : Adieu mon Doggo [FIN]
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Et bien, quelle fin !

Les épisodes 5 et 6, tous comme le 1 et 2 ou le 3 et 4 forment une dualité unifiée, ils feront donc l'objet d'une même étude, le Ragtime en 2/4 s'achève de manière fluide et impeccable. Une orchestration scénaristique exempte de toute critique, un schéma maîtrisé, des acteurs au top, un sound design au diapason de la force des messages intrinsèques. Qu'espérer de plus ? Une tragédie sublimement mise en scène dont il est impensable de ne pas finir la critique analytique.

Commençons donc par le commencement : spoiler.

1 - les prémisses de la chute

Nous sommes présentemment dans une construction qui va croissante jusqu'à la chute de Romain Dupont. Cela commence par le dérèglement complet du héros lors qu'il se perd dans la ville qu'il pensait connaître. Ultime soubressaut d'incompétence ou dérèglement psychotique ?

La réponse est simple : dérèglement psychotique. En retard, solliloquant sur ses malheurs, parlant d'une ville qui "trahi" alors qu'il s'agit de sa propre défaillance. L'hypocrisie narcissique de Romain atteint lentement les sommets de ses délires qui aura pour point culminant l'"Affaire de minette". Pris dans le piège de son esprit malade représenté par l'aspect labyrinthique de la ville, il en vient à ajouter à son malheur des projections de ses frustrations refoulées : il "souille" le revêtement de ses semelles, il piétine la ville, il cherche à retourner le rapport de domination dans un jeu sado-masochiste. Les choses dégénèrent sérieusement.

Heureusement, une issue semble s'ouvrir pour Romain : l'arrivée d'un Merlin.

2 - Merlin ou le dévoilement du sage.

L'habitant du 26 rue de Rouen est l'archétype même de Merlin, sage (calme et à l'écoute des besoins d'Hubert), conseiller (propose sucre et lait), qui questionne la réalité qui l'entoure (pourquoi un détective pour chercher un chien perdu ?). Mais tout ceci n'aidera pas Romain, comme nous allons le voir.

Romain se montre hermétique à toutes ces qualités : il hurle là où le calme devrait être de mise ; il refuse l'aide de merlin en prenant un café simple ; il rembarre l'homme qui l'invite à l'introspection sur sa quête. Le héros n'a pas évolué, ne VEUT pas évoluer malgré cette aide. Il est perdu, condamné par lui-même.

Alors Merlin use d'une ruse très maligne : il aide le détective à trouver sa voie entre l'amertume du café et la joie du canidé. Son café est immonde, l'image du chien est réjouissance. Mais le méta-magicien a bien compris que son interlocuteur est renfermé, blessé en lui-même. Pour le faire craquer donc, il sent qu'il doit le frustrer, d'où le choc café/chien.

De plus, "café" est un mot emprunté au turc kahve via l'italien caffè. Le mot turc vient de l'arabe qahw qui signifie "le vin en tant que stimulant de l'appétit" (merci Wiktionnary). Notons ici que l'appétit n'est en rien celui de l'estomac. Suivant la métaphore filée, il s'agit des appétits sexuels freudiens de Romain. Le magicien joue sur un double tableau, frustration face au chien (lien de plaisir et de bonheur) en plus du café immonde qui génère une mauvaise stimulation sexuelle. Le choc eût put être salvateur si le détectivé n'était pas homme si meurtri et amer. Point de douceur chez lui (pas de lait ni de sucre), point de salut non plus (il préfère l'Arabica).

Un cocktail qui prépare au choc des retrouvailles avec Carole. Mais sara-t-elle Guenièvre ou Morganne ?

3 - Le twist ou plutôt, mouvement de ragtime Marxiste, ou l'application du mensonge à l'autodestruction par l'application d'un conte fantasmé de Félidé Interioritas.

Vient alors l'ultime confrontation : Carole, en manque d'un canis qu'elle a laissé fuir face à un Romain qui sombre dans la folie. Entre eux, l'objet de leur attraction réciproque : Hubert. La scène est puissante rien que dans sa mise en place.

La femme, Carole, si fragile et si frêle en apparence, qui montrait toute la violence capitalistique qui s'abattait sur elle révèle un visage monstrueux à son tour. C'était en réalité assez évident dès le début, Carole étant un prénom germanique (encore !) qui dérive de "Fort et Viril". La femme n'était pas la "femme" qu'imaginait Romain, encore moins l'auditeur, mais les prémisses de ce twist étaient déjà présents, une réécoute vous permettra d'en juger. Carole donc, est une cadre. Choc ! La travailleuse, initialement pathétique et pleurnicheuse, est une dominatrice. Une femme avec des moyens financiers qui passe d'une position de faiblesse à une position digne. Renversement complet de ses symboles, de ses propos et de sa psychée. Carole revêt le visage d'une méta-Morganne de la légende Arthurienne.

Ainsi, la trinité Carole/Hubert/Romain réunie, sent-on monter la tension. La joie d'abord, puis l'écoeurement (un Hubert délaissé), la colère ensuite (l'incompréhension). La Morganne règne en maître dans cette première partie, elle y applique un tempo émotionnel.

A travers ces trois moments, on voit mieux le visage de Carole Lefranc (quelle ironie dans le nom), dans la joie elle est pécuniairement reconnaissante. Dans l'écoeurement elle se montre juge avec ses valeurs bourgeoises et enfin la colère naît de son mépris de sentiments qu'elle ne comprend pas (qui est en sus l'expression de l'injustice dont son canis vient de faire l'objet).

A l'inverse Romain agit ainsi : Il parle beaucoup d'argent, il éloigne la femme qui cherche à le satisfaire par voie détournée avec une somme supérieure lorsque tout est joie (perversion narcissique de contrôle) ; face à l'écoeurement, il recule (lâcheté) et face à la colère, il fuit carrément. L'homme n'a point évolué, stagnant dans sa propre inférioté. Face à cette domination féminine, Romain se cache derrière sa victimisation pour justifier son inhumanité. Arrive alors le sommet de la tragédie : l'"Affaire de minette". La folie éclate.

On découvre alors un Romain illusoire car tout ce qu'il raconte est faux.

Il se vante de devoir "intimider un homme" mais Romain est veule, lâche, incapable de tenir tête à autre être humain, il l'a montré face à deux personnages âgées, alors un autre homme, imaginez l'absurdité. Tout ceci est un fantasme qu'il imagine et qu'il vend comme la réalité. Le chat est un symbole d'indépendance, sa soumission au détective est hautement improbable, lui qui ne peut même pas dominer ses propres travers, comment pourrait-il trompé un cynique félin ?

La cliente, la fameuse "Justine" est le réceptacle cruel de toutes ses frustrations. Il venge son impuissance face à Carole en expliquant que les femmes sont toutes agressives et émotionnellement instables. Et puis, cette phrase : "Rendre sa minette". Une allusion à peine voilée à une sexualité qu'on lui refuse. Romain révèle toutes ses frustrations. Les noms eux-mêmes soulignent le mensonge, "Justine" vient du latin "Justus" et qui signifie "Justice", voyez, son subconscient lui-même indique que cette femme a agi avec droiture, contre-sens évident révélant les failles du mensonge névrotique. Idem, Gérard a pour étymologie le germanique (i]ger[/i] qui veut dire "lance, pique" et herd "dur, courageux", comment un Romain faible et méprisable pourrait affronter une métaphore aussi puissante ? Non-sens, absurdité. Tout ceci est fondamentalement faux, tout le montre et le révèle.

Arrêtons-nous un peu sur le chat. Miroir évident du chien qui est soumis, fidèle mais heureux en toute circonstance, le chat est le pendant cynique, sarcastique du bonheur individualiste. Le chien n'est heureux "qu'avec", c'est-à-dire avec quelqu'un d'autre, une extériorité. Le chat, lui est heureux avec lui-même et en assurant d'ailleurs une défense efficace de son "espace vital", de son "domaine". Romain parle ici de façon inconsciente de sa propre condition, son Félidé Interioritas, cette chose qui le domine et qui le confronte à la gente féminine. Expurgerait-il ce mal ? On serait en droit de se le demander, si ce mensonge affreux n'avait pas pour unique conséquence que de cacher son âme dégoûtante.

De là, l'inexorable plongeon.

Ce qui devait être un sauvetage en câlinant Hubert et en acceptant un lien entre lui et Carole devient alors une plongée cruelle vers une double aliénation : ses mensonges (les affiches, le pot-de-colle, puis l'histoire du chat) et enfin l'aliénation matérielle en acceptant de se "lier" métaphoriquement avec le chien, le canis d'une cadre, d'une représentante d'une minorité bafouée qui se saigne pour lui malgré tout (les femmes touchent statistiquement moins d'argent que les hommes) et qui, elle aussi, se ment à elle-même derrière une couche de réalisme : elle indique à demi-mot que Hubert se rééchappera car les mensonges réciproques qui nourrissent leurs psychée épuisées finiront par provoquer de nouveau la fuite du Canis. Tragique. Nous n'assistons pas seulement à la fin d'une saga mais à la fin de trois êtres. Carole, Romain et Hubert. Tous trois seront la fin, les uns pour les autres.

Romain ne chute ceendant pas comme préssenti dans les précédentes analyses, là où il aurait dû tourner le dos au chien et au lien merveilleux qui devait naître, il finit par tomber, en l'acceptant. Quel twist ! Quel renversement ! Car sa chute est pire qu'un refus, pire qu'un détournement, il succombe finalement à lui-même sans avoir rien résolu de ses problèmes. Il entraînera dans sa chute un Hubert innocent, et une Carole trahie plus d'une fois.

4 - Conclusion

Ragtime Doggo maintient sa place de conte philosophique sur la cruauté de nos blessures psychologiques et leurs influences néfastes sur notre capacité à réaboyer. Nous, chiens domestiqués dans un monde capitaliste qui vénère les loups, dans un monde où les "minettes" et les chats dont l'indépendance cynique forment le socle d'entredéchirement théorique et de la mésinterprétation sociale, cherchons finalement une laisse à notre convenance pour, à la fois nous canaliser et nous soigner des blessures de la vie et de l'expérience. Voilà ce qu'est Ragtime Doggo. L'histoire de deux chiens qui se croient loups, qui se pensent capable d'affronter une réalité froide et complexe mais qui chutent, l'un et l'autre par l'inadéquation même de ce qu'ils représentent dans cette ville prédatrice, cette réalité carnassière : deux âmes blessées qui se mentent, s'attirent l'une et l'autre dans un balais macabre où les mensonges de l'une et de l'autre forment le socle fragile de leur déraison.

C'était beau. C'était grand. C'était... une saga de l'été.

Et voilà qui achève cette étude théorique que méritait cette saga.


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