Ey, je me suis tout écouté d'une traite; voici mes retours.
Je commence par le mono hors concours des mégapatates, puis on va faire ça dans l'ordre de mon classement perso (le même que ClaXus, en fait).
Le choc des Gaydateurs :
Le jeu d'acteur est irrégulier, parfois dynamique, parfois plus mou. L'humour tourne beaucoup autour des références et du pipi caca, et malgré quelques blagues qui relèvent le niveau, c'est vite devenu lourd pour moi. C'est dommage parce que la technique, d'un autre côté, est bonne.
5) L'Arène polygone :
Comme l'a dit ClaX, c'est un premier mono et ça se sent. Le travail sur les voix et leur spatialisation est très confus et maladroit, et les événements s'enchaînent trop vite sans qu'on comprenne réellement ce qui se passe, ce qui sort assez vite de l'histoire, d'autant plus qu'il ne semble pas vraiment y avoir une trame définie mais plutôt plein d'événements absurdes qui se succèdent.
Ensuite, comme pour tous, je ne connais pas vos contraintes. Ce serait bien qu'un des orgas fasse un post pour toutes les partager si possible.
4) Médecin Why et la grande boule temporelle :
Une référence à Doctor Who, j'imagine ?
Le principal défaut est le manque de dynamisme, moins dans l'histoire que dans le mix, qui manque cruellement de spatialisation. Certaines longueurs se manifestent, notamment à cause de répliques qui partent visiblement en impro (par exemple pour la petite fille et les animaux), impro qui en plus démasque l'actrice.eur. L'intrigue part un peu en vrille. Mais ce n'est pas désagréable à l'oreille non plus, et le jeu reste correct voire bon la plupart du temps (mais diable, que certains persos sont énervants).
3) Les Partisans d'Hadès :
Je me disais bien que j'avais reconnu une musique des frères Fiechter !
Sinon, plutôt un bon jeu même si on sent que certains personnages sont là juste pour remplir les contraintes, comme pour le mono des P3ns et celui des trouffignons. L'intrigue a le mérite d'être ambitieuse, mais le twist de fin gache tout ça. Ce twist, ça fait vraiment "j'assume pas ce qui s'est passé avant", je trouve. Une facilité scénaristique à éviter. Autre grave erreur, vous essayez de faire du visuel avec du son. Personne n'aime les descriptions audio. On est dans une fiction sonore, il aurait été plus logique de se contenter de les faire entendre. Résultat, vous subissez le médium en plus des contraintes.
Mis à part ça, vous évitez les écueils du pathos jusqu'à la fin où on y sombre quand même un peu faut bien le dire, et certains moments sont limite miyazakiesques dans l'idée.
2) L'Arène des boules :
Un des deux monos qui donnent l'impression de ne pas avoir subi leurs contraintes, mais d'en avoir tiré parti. Trémendousse.
Ce qui vous manque pour la deuxième place est sûrement le manque de rebondissements. Même si l'idée de base est vraiment énorme et que franchement, fallait y penser - même si à la réflexion, vous y pensez beaucoup -, elle seule guide le mono. C'est d'ailleurs un peu la même technique que pour ce que Grushkov nous avait bricolé en urgence l'année dernière

En fait, c'est un peu comme un paragraphe dans lequel la première phrase exprimait l'idée principale et la suite ne serait que des déclinaisons de cette idée. C'est bien, mais un ou deux autres paragraphes rendraient ça plus complet.
Ne me faites pas dire ce que j'ai pas dit, c'est excellent. J'essaye juste de comprendre ce qui me pousse à préférer l'autre mono.
1) Les Trépidantes Aventures d’Antonio Banderas de Malaga, Episode 891 : L’Arêne de Kapfenberg
On note le jeu de mots sur l' "arêne".
Mathieu Quintin, t'es décidément un super comédien. Je me doute bien qu'il n'a pas fait toutes les voix, mais je ne saurais pas dire qui est l'autre/sont les autres. Zylann, sûrement ? Le jeu est excellent, les acteurs sont tellement à fond dans leur rôle que, tout en sachant que c'est censé être ridicule et nanar, j'ai vraiment pris au sérieux la dernière scène (
Noooooon niño 
Les gags s'enchaînent de manière fluide et surprenante. Et puis la technique, c'est plus de mon ordre, je peux juste dire que c'est au poil. À la réflexion, au même titre que le jeu d'acteur, c'est la maîtrise de la musique qui rend la dernière scène si prenante. Bref c'est super quoi.
Conclusion : bravo à tous, je sais pas expérience que ce défi n'est pas facile et que c'est très dur d'arriver à transformer ses contraintes en force. Certains y sont arrivés, avec plus ou moins de succès, et pour les autres ça fait toujours une expérience d'écriture/montage/mixage de plus. Et bravo aux organisateurs qui ont magistralement géré cette seconde édition !
