Celebo a écrit :Pré-mastering = mastering "léger" fait par des amateurs, en gros.
Mastering = mastering fait par un véritable ingé de mastering.
Non, la notion de pré-mastering date du temps où on pressait des vynils, la fabrication de la matrice qui allait servir à faire les vinyls s'appelait le mastering ("fabrication du master"), donc l'étape qui consistait à effectuer les derniers niveaux et appliquer l'équalisation propre aux vynils (RIAA) s'appelait donc le
pré-mastering.
Le produit fini du
pré-mastering était normalement une bande magnétique (analogique ou numérique) qui allait servir pour créer le master, réalisé par une société spécialisée.
A l'heure actuelle, l'ingé-son chargé du pré-mastering ne s'arrête pas là : il va véritablement préparer et graver
le CD qui va servir de master. Il est donc chargé à la fois du pre-mastering
et du mastering qui étaient réalisés jadis par deux personnes distinctes.
Par simplification on a donc décidé de fusionner les deux noms pour ne parler que de "mastering", regroupant les deux notions.
Naturellement certains puristes continuent à parler de pré-mastering afin de focaliser sur cette partie qui est très certainement la plus fondamentale et requiert nettemnt plus de talents que de poser quelques indexes sur un CD et de lancer une gravure d'un clic de souris (je schématise).
Revenons à ta question. Elle se pose effectivement. Vaut-il mieux faire un mastering sur des groupes de pistes (stem-mastering) ou sur le produit intégralement mixé réduit à une piste stereo ?
S'il s'agit de travailler de manière très légère avec uniquement le soucis de s'assurer de la cohérence de l'épisode avec l'épisode précédent (pour ceux qui écoutent une saga d'une traite), il n'est guère important de travailler sur des stems, on obtiendra certainement un résultat plus facile et plus concluant sur l'export final. Si le mixeur n'a pas changé drastiquement de methode, ses niveaux seront très probablement relativement proches d'un épisode à l'autre et les musiques peuvent bien monter ou descendre d'un ou deux dB, d'autant plus qu'elles auront été nivelées avec soin par rapport aux autres éléments.
Si, par contre, on veut jouer du compresseur ou du limiteur pour renforcer telle ou telle partie, on peut craindre que d'autres ne soient altérées par la compression, le stem-mastering pourrait effectivement être unebonne option.
En fait, la question ne se pose pas vraiment : En effet, pour être véritablement efficace (je parle du monde de la musique), le mastering doit être effectué par une autre personne que le mixeur et dans un autre studio : c'est parce que des oreilles neuves se penchent sur le mix, et dans des conditions d'écoute subtilement différentes, que l'ingé son qui s'occupera du mastering pourra véritablement apporter une valeur ajoutée au travail.
Mais à l'heure actuelle (ça pourrait changer, mais franchement, pas tout de suite), personne ne demande à un autre de masteriser son épisode au sein de la sagasphère.
Ainsi, réalisées par la même personne, les étapes sont fortement liées et la séparation devient moins fondamentale. Si on a envie de poser un compresseur sur toutes les voix mais pas sur les bruitages ou sur la musique mais pas sur les voix, il suffit de le faire au mixage, en utilisant des sous-groupes, par exemple.
...et même, dans l'absolu, combiner le mastering au mixage en appliquant les dernières retouches, normalisation, compresseur, limiteur..., directement sur le master avant de faire l'export.
Hérésie diront certains puristes, mais comme on n'a pas de masterisateur véritablement distinct du mixeur, on peut probablement se permettre de travailler autrement.
Au final, seul le résultat compte et ce sont les oreilles qui jugent
