Là où le ciel est noir, là où les âmes échouent,
Où la vision s'égare, où l'avenir devient flou,
Subsiste un prédateur, sans regard ni douleur,
Se nourrissant des pleurs, du regret, du malheur,
Guettant votre faiblesse, vous traquant à sa guise,
Jouant jusqu'à l'ivresse, à la jouissance exquise,
Faisant mine de partir, revenant de plus belle,
Pour mieux vous voir souffrir, renifler son haleine,
Alors vous comprenez, et vous vous débattez,
Mais pouvez-vous crier, les poumons arrachés ?
Au plus profond de l'eau, un sous-marin échoue.Extrait du rapport déposé par le Dr. Nevrot, Hôpital St Marie, Paris, le Mercredi 23/11/2011. Il y a écrit :
Patient n°847.BI
Nom : De Vadès Philippe
Âge : 46
Etat : Nombreuses lésions, notamment à l'épaule où l'on a découvert une cicatrice de 4 centimètres de diamètre, divisée en cercles concentriques convergeant vers le centre.
Situation : Le patient est vivant mais semble avoir subi un choc psychique conséquent. Il refuse tout contact et ne cesse de répéter les termes "Ça se termine" avec obstination.
Diagnostic : Tout nos efforts pour tenter de le calmer ont pour l'instant échoués, et nous attendons son internement en cellule psychologique.
La bête est réveillée.Norman Adams, Journaliste au journal 'Le Parisien', le Lundi 21/11/2011, a écrit :
Dans les entrailles du monde, son sommeil s’achève.Le Lt Gallard, officier de police, dans son rapport à la hiérarchie a écrit : L'affaire prend un nouveau tournant avec la découverte d'un témoin en état de choc. Aucune nouvelle du service d'internement dans lequel l'individu est accueilli ne nous a été transmise, l'homme semble en état instable perpétuel. Nous espérons que son état s'améliorera et qu'un nouveau témoignage puisse faire avancer la police et les services d'investigation, pour le moment dépassés par la situation.
Fin de rapport. Transmis par J.R. Merier.
La chasse peut commencer.Interviewé par Michel Bernier, le Professeur Paul Nanston a écrit :
« Nous ne savons pas encore ce qui est advenu du sous-marin disparu. Les dernières signatures radars émises par le bâtiment étant apparues comme floues, ce qui veut dire qu’il était probablement en plongée en grande profondeur. Nous ne pouvons en affirmer plus pour le moment, les études de comportement de l’unique rescapé de ce drame nous donneront sûrement quelques explications sur l’origine et la cause de son trouble. Les recherches sont pour l’instant entre les mains de la police côtière, nous autres scientifiques ne pouvons rien affirmer d’autre aujourd'hui. »


















